{"id":225,"date":"2023-06-30T14:02:00","date_gmt":"2023-06-30T12:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/greatliquids.com\/?p=225"},"modified":"2025-07-31T14:29:57","modified_gmt":"2025-07-31T12:29:57","slug":"225","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/uncategorized\/225\/","title":{"rendered":"Susumu Yokota : musique d\u2019un monde flottant"},"content":{"rendered":"<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Frankfurt-Tokio-Connection-Luminescent Avatar\" width=\"720\" height=\"540\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/NozDDm9QS8k?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><br>Ma rencontre avec Susumu Yokota s\u2019est pass\u00e9e durant un des premiers confinement, devant The Undoing, une s\u00e9rie polici\u00e8re sur fond d\u2019ambiance domino-schizo. Le covid m\u2019avait forc\u00e9 \u00e0 cette immobilit\u00e9 du moins c\u2019est l\u2019excuse que je me trouvais pour regarder cette \u00e9ni\u00e8me histoire sur un Upper East Side poli, pourrissant \u00e0 coeur, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019\u00e9pisode se finisse sur \u201cSong of a sleeping forest\u201d de Susumu Yokota. Tout de suite, le morceau m\u2019avait procur\u00e9 une sensation de soulagement et un plaisir serein. D\u00e9barrass\u00e9e de tout sentiment de culpabilit\u00e9, je n\u2019avais plus qu\u2019\u00e0 suivre ses percussions l\u00e9g\u00e8res mais entra\u00eenantes, son encha\u00eenement soign\u00e9 de passages romantiques, ses cordes lyriques, sa harpe onirique et ses loops de voix \u00e9th\u00e9r\u00e9es tout droit sortie d\u2019une clairi\u00e8re. En guise de sous-bois, je d\u00e9couvrirais plus tard qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un sample du \u00ab\u00a0Pas de deux\u201d de Casse-Noisette. C\u2019est ainsi par les grandes portes que sont Netflix et la musique classique que j\u2019entrais dans l\u2019oeuvre de Susumu Yokota, j\u2019ai envie de dire, avec mes gros sabots.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Frankfurt Tokio Connection, \u00ab&nbsp;Luminescent Avatar&nbsp;\u00bb Vol 1, Harthouse 1993 &amp; Yokota, \u00ab&nbsp;Tune for a replicant&nbsp;\u00bb The Frankfurt-Tokyo Connection, Harthouse 1993<\/h2>\n\n\n\n<p>De la vie de Susumu Yokota, on ne sait pas grand chose, \u00e0 part qu\u2019il est n\u00e9 en 1960 \u00e0 Tayoma, une ville au bord de la mer du Japon \u00e0 300 km de Tokyo et qu\u2019il est mort tr\u00e8s jeune \u00e0 55 ans. Pour donner un contour historique, la reconstruction du Japon apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale s\u2019accompagne d\u2019une tr\u00e8s forte croissance \u00e9conomique qui aboutira au boom des ann\u00e9es 1990. Apr\u00e8s une p\u00e9riode d\u2019occupation et une nouvelle vague d\u2019isolation du pays (dirig\u00e9 pendant plus de 200 par une politique isolationniste), ce sont aussi les \u00e9changes avec l\u2019ext\u00e9rieur reprennent. Pendant ce temps, en Europe, l\u2019Allemagne voit la chute du mur r\u00e9unifier le bloc de l\u2019Ouest et de l\u2019Est : des milliers d\u2019Allemands de l\u2019Est d\u00e9couvrent l\u2019existence de la musique&nbsp;<em>dance<\/em>&nbsp;et la dictature de leurs go\u00fbts musicaux par l\u2019\u00e9tat prend fin. C\u2019est dans ce contexte de vent nouveau que Susumu Yokota commence sa carri\u00e8re, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre fait rep\u00e9r\u00e9 par les p\u00e8res de la Trance \u00e0 Francfort, Sven V\u00e4th et Dr Motte.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses premi\u00e8res disques sortent sur Harthouse, le label cofond\u00e9 par Sven V\u00e4th \u00e0 Francfort en 1992 \u00e0 partir duquel va na\u00eetre la sc\u00e8ne Hardtrance et un des points de gravit\u00e9 du d\u00e9veloppement du mouvement Trance en Europe aux cot\u00e9s d\u2019autres labels allemands comme MFS ou Space Teddy. Dans le livre&nbsp;<em>Trance<\/em>&nbsp;de Leonhard Hieronymi, une citation de Sven V\u00e4th (extraite d\u2019une conversation avec Rainald Goetz) explique qu\u2019avec le label Harthouse, il s\u2019agissait de \u201creconqu\u00e9rir (\u2026) un statut de culte comique qui ne pourrait \u00eatre reconquis que sur le terrain de la musique elle-m\u00eame ; par une red\u00e9finition radicale de ce qui \u00e9tait, il y a deux ans, un son vraiment sensationnel et plausible : la Hardtrance.\u201d&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette red\u00e9finition des premiers sons Trance comme \u201c<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=kUs504Xdd8E\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">What time is Love, Pure Trance 1 de KLF<\/a>\u201d passe par l\u2019ajout d\u2019\u00e9l\u00e9ments nouveaux et une accentuation des basses. On trouve notamment plus de voix, d\u2019accords m\u00e9lodiques qui prennent un ton acid, de r\u00e9verb\u00e9ration et plein d\u2019autres effets qui ajoutent un effet spacy, r\u00eaveur comme chez Arpegiattors, avec&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=l9tY0cc7NXk\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">X-Plain the Un-xPLAIN<\/a>&nbsp;en 1992.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec des morceaux comme \u201cLuminescent Avatar\u201d et \u201cTune for a Replicant\u201d, Susumu Yokota passe \u00e0 une autre \u00e9tape dans le sens o\u00f9 l\u2019atmosph\u00e8re prend compl\u00e8tement le dessus. Les&nbsp; basses continuent \u00e0 taper fort, mais elles n\u2019arrivent dans le morceau qu\u2019apr\u00e8s une longue introduction, religieuse, dans \u201cLuminescent Avatar\u201d ou sont surpass\u00e9es par les s\u00e9quences m\u00e9lodiques typiques de l\u2019Acid House qui apportent un c\u00f4t\u00e9 \u201cBlob\u201d ou monstre radioactif \u00e0 l\u2019ensemble (le \u201cculte comique\u201d voulu par Sven V\u00e4th ?)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La fronti\u00e8re entre ce qui pourrait \u00eatre une note et une voix est brouill\u00e9e, les \u00e9chos des premi\u00e8res mesures de \u201cLuminescent Avatar\u201d sonnent comme des r\u00e2les m\u00e9talliques d\u2019une autre galaxie. Bizarrement, je trouve que \u201cTune for a Replicant\u201d est un morceau qui s\u2019\u00e9coute tr\u00e8s bien dans un champ, les yeux ferm\u00e9s un jour de plein \u00e9t\u00e9. Il y a tellement d\u2019accroches et de possibilit\u00e9 de chemins diff\u00e9rents \u00e0 suivre qu\u2019on est tr\u00e8s vite port\u00e9.e par son imagination et invit\u00e9.e \u00e0 la m\u00e9ditation. Tout en s\u2019appuyant sur un th\u00e8me concret : la technologie, il laisse entendre des crissements similaires \u00e0 ceux de souris; de la nature \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019avatar il n\u2019y a qu\u2019un pas.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce aux son intergalactiques, la techno p\u00e9n\u00e8tre dans des chemins plus t\u00e9nus. Et c\u2019est l\u00e0, dans ces interstices qui commencent \u00e0 prendre en consid\u00e9ration les sc\u00e8nes plus chill n\u00e9cessaires au r\u00e9pit des danseurs que la&nbsp;<a href=\"https:\/\/greatliquids.com\/en\/mix\/rave\/\">rave<\/a>&nbsp;bat son plein, Susumu Yokota \u00e0 son avant-garde.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Susumu Yokota \u00ab&nbsp;Saboten&nbsp;\u00bb Acid Mt Fuji, Sublime Records 1994<\/h2>\n\n\n\n<p>Leonhard Hieronymi d\u00e9crit la Trance (<em>Trance<\/em>) comme \u201cle royaume interm\u00e9diaire entre l\u2019\u00e9tat \u00e9veill\u00e9 et le sommeil\u201d. Avec \u201cSaboten\u201d, c\u2019est un peu comme si Susumu Yokota venait nous cueillir au pied du lit pour nous entra\u00eener dans la danse gr\u00e2ce \u00e0 des boucles m\u00e9lodiques qui ondulent, se r\u00e9p\u00e8tent et auxquelles le changement d\u2019enveloppe apporte un effet de densit\u00e9 et de rar\u00e9faction altern\u00e9e qui cr\u00e9e quelque chose de l\u2019envoutement.&nbsp;<br><br>Un morceau de l\u2019album Acid Mt Fuji sonne plus particuli\u00e8rement rave, \u201cOponchi\u201d, avec ses lignes de basse acid qui gratouillent alors que le reste s\u2019appuie beaucoup sur la nature avec des sons d\u2019oiseaux et des morceaux qui empruntent leurs titres \u00e0 des plantes telles \u201cZenmai\u201d et \u201cSaboten\u201d ou \u00e0 des figures du folklore associ\u00e9es \u00e0 des mythes l\u00e9gendaires comme \u201cTanuki\u201d, un animal qui peut changer de forme.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Acid Mount Fuji se pr\u00eate plus \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience psych\u00e9d\u00e9lique, qu\u2019a un trip sur de l\u2019acid house; ce que j\u2019adore dans \u201cSaboten\u201d, c\u2019est son petit c\u00f4t\u00e9 rebelle, comme un esprit malin qui viendrait nous rendre visite apr\u00e8s avoir trop fait la f\u00eate pour nous demander \u201cEt maintenant tu vas faire quoi de ta vie ?\u201d.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ebi, \u00ab&nbsp;Kai&nbsp;\u00bb, Zen, Space Teddy Records 1994<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans la brochure de l\u2019album Space Teddy Collection d\u2019o\u00f9 est tir\u00e9 \u201cKai\u201d et qui r\u00e9\u00e9dite dans une compilation les morceaux sortis sur Space Teddy Records sous le pseudonyme d\u2019Ebi, Uwe Reineke co-fondateur du label avec Dr Motte explique que c\u2019\u00e9tait les premiers morceaux qu\u2019ils recevaient d\u2019un artiste japonais, qu\u2019ils les avaient \u00e9cout\u00e9 en boucle, bloquant sur cette \u201cnouvelle \u00e9tape de la musique Techno\u201d.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs journalistes ont parl\u00e9 d\u2019une id\u00e9alisation probl\u00e9matique de la musique japonaise, comme Clive Bell dans cet&nbsp;<em><a href=\"https:\/\/daily.redbullmusicacademy.com\/2014\/10\/off-site-improvised-music-from-japan\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">article<\/a><\/em>&nbsp;paru sur Red Bull Music Academy sur la musique improvis\u00e9e au Japon ou Alan Cummings pour The Wire \u00e0 propos de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.thewire.co.uk\/in-writing\/essays\/the-wire-300_alan-cummings-on-the-origins-of-the-tokyo-underground-sound\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>m\u00eame sc\u00e8ne<\/em><\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette approche serait n\u00e9e en partie d\u2019un sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9 pour une culture tr\u00e8s lointaine et donc \u00ab&nbsp;forc\u00e9ment diff\u00e9rente\u201d, m\u00eal\u00e9 \u00e0 une appropriation culturelle qui aurait pour effet de r\u00e9duire la grille de lecture de cette culture \u00e0 ce qu\u2019en ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 les r\u00e9cits occidentaux (zenitude, calme, sensibilit\u00e9, meilleur go\u00fbt).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je crois moi aussi avoir eu une attitude assez \u201cfan-esque\u201d vis \u00e0 vis de Yokota. J\u2019ai essay\u00e9 de lui donner la meilleure place dans les mixes que je faisais, je n\u2019ai jamais prononc\u00e9 son nom sans le faire suivre par un battement de t\u00eate d\u00e9sempar\u00e9 pour signaler l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 verbaliser mon adoration. Je l\u2019ai choy\u00e9 comme ce petit carnet \u00e0 miroir que je cachais au fond d\u2019un tiroir \u00e0 10 ans. R\u00e9servant l\u2019\u00e9coute \u00e0 des moments choisis, pr\u00e9f\u00e9rant la c\u00e9r\u00e9monie, en faisant presque une exp\u00e9rience chamanique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le morceau \u00ab&nbsp;Kai&nbsp;\u00bb voit Susumu Yokota adopter le pseudo Ebi, qui signifie \u201ccrevette\u201d en japonais. Il expliqua que l\u2019animal serait sa repr\u00e9sentation de la musique techno-house : la queue pour grosse caisse, les pattes pour les cymbales, les tentacules les claps et la caisse claire.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette repr\u00e9sentation imag\u00e9e encourage l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019envoutement ou de la s\u00e9ance chamanique dans lequel les esprits sont invoqu\u00e9s et transmettent leur perspective par le biais du chaman ou non. C\u2019est \u00e0 partir de l\u00e0 que les fronti\u00e8res se brouillent entre le r\u00eave et le quotidien, le lointain et le proche. La musique sert \u00e0 passer entre les mondes. Le titre s\u2019ouvre s\u2019ouvre sur un cycle de voix \u00e9th\u00e9r\u00e9es, \u00e9l\u00e9ments chers \u00e0 l\u2019artiste, puis c\u2019est un \u00e9chafaudage de percussions et de boucles m\u00e9lodiques qui respirent \u00e0 plusieurs vitesses. Comme si plusieurs voix \u00e9taient \u00e0 la source de la musique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ringo, Mitsuba, Plantation, Sublime Records 1995<br>Stevia, Paint it, Fruits of the room, New Stage Records 1996<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans ces deux morceau Susumu Yokota int\u00e8gre de nouveaux \u00e9l\u00e9ments qui rendent son paysage sonore plus joyeux.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cMitsuba\u201d commence par un staccato techno\u00efde, comme si les notes avaient \u00e9t\u00e9 heurt\u00e9es en vol par une d\u00e9charge \u00e9lectrique. Les claps festifs sont soutenus par des marimbas qui donnent un c\u00f4t\u00e9 plus soul \u00e0 l\u2019ensemble et rappellent un peu \u201cThe Whistle song\u201d de Frankie Knuckles.&nbsp;<br>\u201cPaint it\u201d prend aussi un virage explosif avec des staccato d\u2019accords m\u00e9talliques et des breakbeats de Jungle qui font \u00e9cho au tournant vers la Drum\u2019n\u2019Bass et le Dubstep que le son de rave est en train de prendre au Royaume-Uni. Ralentis \u00e0 un BPM de house qui leur donne un entrain l\u00e9ger et saupoudr\u00e9es de gouttelettes m\u00e9lodiques, les percussions nous entra\u00eenent dans une ambiance house-funky qui me rappelle assez des morceaux sortis au d\u00e9but des ann\u00e9es 2010s, notamment sur l\u2019album \u201c<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=7XbHhpDo_OM&amp;list=PLK5_UnXAc9t_OYnNOvQC5IxHF9W2jKkcq&amp;index=4\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Reality Testing<\/a>\u201d de Lone ou avec le titre \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ZRSUL--N2XI\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Hotboys<\/a>\u00ab\u00a0, de Stephen Gurley.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une de ses rares interviews, donn\u00e9e en 2002 le site Cyclic Defrost, Susumu Yokota parlait de son \u201c\u00e9ternel but\u201d, celui \u201cd\u2019exprimer le ki-do-ai-raku (les quatre \u00e9motions : la joie, la col\u00e8re, la tristesse et le bonheur) \u00e0 travers la musique.\u201d Il ajoutait: \u00ab&nbsp;La peur, la rage et la laideur se cachent toujours derri\u00e8re la beaut\u00e9 (\u2026) J\u2019aimerais exprimer m\u00eame les \u00e9motions cach\u00e9es d\u2019une personne avec la r\u00e9alit\u00e9.\u201d&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plus que la palette d\u2019\u00e9motions, c\u2019est le lien entre plusieurs zones qui je crois me fascine : la nature et la machine, le merveilleux et le sombre, le pass\u00e9 et le futur, les hommes et les animaux. La musique de Susumu Yokota transcrit ce c\u00f4t\u00e9 en perp\u00e9tuelle \u00e9volution des choses, comme le font les estampes japonaises qu\u2019on appelle Ukiyo-e en japonais ce qui signifie \u00ab&nbsp;images du monde flottant&nbsp;\u00bb. Je dois dire que le paysage d\u2019automne se marie bien \u00e0 cette id\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:12px\">Traduit en anglais par DeepL avec TranslatePress<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ma rencontre avec Susumu Yokota s\u2019est pass\u00e9e durant un des premiers confinement, devant The Undoing, une s\u00e9rie polici\u00e8re sur fond d\u2019ambiance domino-schizo. Le covid m\u2019avait forc\u00e9 \u00e0 cette immobilit\u00e9 du moins c\u2019est l\u2019excuse que je me trouvais pour regarder cette \u00e9ni\u00e8me histoire sur un Upper East Side poli, pourrissant \u00e0 coeur, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019\u00e9pisode&#8230;<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","_kad_post_transparent":"","_kad_post_title":"","_kad_post_layout":"","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"","_kad_post_vertical_padding":"","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-225","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized"],"acf":[],"taxonomy_info":{"category":[{"value":1,"label":"Uncategorized"}]},"featured_image_src_large":false,"author_info":{"display_name":"manon","author_link":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/author\/manon\/"},"comment_info":"","category_info":[{"term_id":1,"name":"Uncategorized","slug":"uncategorized","term_group":0,"term_taxonomy_id":1,"taxonomy":"category","description":"","parent":0,"count":3,"filter":"raw","cat_ID":1,"category_count":3,"category_description":"","cat_name":"Uncategorized","category_nicename":"uncategorized","category_parent":0}],"tag_info":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/225","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=225"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/225\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=225"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=225"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/greatliquids.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=225"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}